Equilibre et mobilité

Un bon équilibre statique et surtout dynamique est essentiel à la mobilité, à la dépense énergétique et au bien-être physique et mental. Les patients, qui souffrent de troubles de l’équilibre risquent de faire des chutes dont on connait les innombrables complications, et ce, à tous les âges de la vie.

 

De plus, cette diminution de la mobilité va être source de pathologies diverses : obésité, hypertension artérielle, diabète... Et de troubles métaboliques divers, qui peuvent être à l’origine de maladies plus graves comme certains cancers.

 

Il est donc essentiel de prévenir les difficultés d’équilibration bien avant qu’elles ne soient limitantes, que ce soit dans les déplacements professionnels, familiaux et personnels.

 

L’équilibre a fait l’objet de nombreuses études chez les sportifs de haut niveau. Cependant, il reste encore assez mal évalué chez les patients. On l’étudie sur des plate-forme de Posturographie, capables d’enregistrer les déplacements du centre de Pression des pieds et du centre de gravité du corps. L’équilibre est alors enregistré dans différentes conditions sensorielles visuelles et proprioceptives. Un score est donné mais ce score donne un résultat global, qui ne prend pas en compte des paramètres essentiels comme le Body Mass Index (BMI), la force musculaire, la géométrie squelettique, la performance des entrées visuelles, vestibulaires et proprioceptives et leur transformation en commandes motrices.

 

Il nous a donc paru essentiel dans un but préventif, non seulement de mesurer les entrées sensorielles suscitées et leur transformation sensori-motrices mais aussi d’étudier les facteurs biomécaniques (ostéo-articulaires et musculo-tendineux) et de quantifier la géométrie squelettique et la locomotion.

1. Les facteurs impliqués dans l’équilibre

1.1 Entrées sensorielles et transformations sensorimotrices

L’équilibre dépend de l’intégration de trois types d’informations sensorielles : les entrées vestibulaires, les entrées proprioceptives et les entrées visuelles. Ces différentes informations sensorielles sont traitées au niveau des noyaux vestibulaires, du thalamus et de différentes zones corticales. Il existe une redondance des différentes informations sensorielles à chaque niveau du système nerveux central, du tronc cérébral au cortex, afin de favoriser l’équilibre au cours des mouvements de la tête et du corps dans l’espace. Les informations sensorielles sont ensuite transformées en commandes motrices au niveau des motoneurones qui innervent les muscles stabilisateurs des différentes parties du corps.

 

Les entrées vestibulaires issues de l’oreille interne peuvent être quantifiées avec grande précision. Ainsi, le video-head impulse test permet l’étude du réflexe vestibulo-oculaire en 3D lors d’impulsions de la tête. Ce réflexe permet la stabilisation de l’image du monde visuel sur la rétine pendant les mouvements de la tête.

 

Les entrées visuelles périphériques et centrales participent aussi à l’élaboration centrale de la position de la tête, du corps dans l’espace.

 

Les entrées proprioceptives au niveau des membres inférieurs donnent aussi des informations très précises sur l’inclinaison du corps.

1.2 Facteurs biomécaniques

Ils sont multiples et doivent être appréciés pour chaque patient :

 

  • Etude de la biomécanique ostéo-articulaire (vertèbres cervicales, thoraciques et lombaires)
  • Appréciation de l’intégrité fonctionnelle des articulations membres inférieurs ( hanches et genoux) et de leur raideur éventuelle.
  • Dépistage d’un début d’usure des cartilages articulaires et des tendons
  • Enfin, analyse de la baisse éventuelle de la force musculaire des membres inférieurs, qui dépend des fibres musculaires type I et type II, dont on sait que le nombre décroit avec l’âge, et ce dès l’âge de 40 ans.
Scanner EOS
Scanner EOS

2. La quantification de l’équilibre

La quantification de l’équilibre est essentielle car elle va permettre :


1. de mieux déterminer le degré de mobilité du patient, essentielle à son autonomie future et à la prévention des maladies chroniques
2. de prédire ses potentiels risques de chutes dans le futur (entre 10 et 20 ans à partir de l’instant t du check up mobilité), chutes dont on connaît les risques fatals à moyen ou court terme.



Nous avons développé un bilan U-Balance, qui apprécie les performances d’équilibration des patients quels que soient leur histoire clinique et leurs antécédents dans le domaine de l’oreille interne. Notre bilan tient compte de nombreuses variables :

 

  • fonctions sensorielles vestibulaire, visuelle et proprioceptive,
  • équilibre durant la marche et le demi-tour,
  • capacités cognitives du patient,
  • capacités de concentration,
  • force musculaire,
  • raideur articulaire,
  • géométrie squelettique.

INNER EAR CENTER (IEC)

Dans ce centre, nous avons mis au point un bilan U- BALANCE afin :

  • De faire un bilan précis de votre équilibre.
  • De mettre en place des solutions pour améliorer votre mobilité.

Le Bilan U-Balance détecte les insuffisances sensorielles et motrices impliquées dans l’équilibre en utilisant des objets connectés. Il détecte les lésions ostéo-articulaires et les raideurs.

 

Il propose un bilan personnalisé afin de permettre un travail adapté au profil perceptivo-moteur des patients.

 

Il oriente vers des rééducateurs formés dans le traitement des instabilités posturales en indiquant les déficits partiels ou globaux à travailler.

 

Notre but est de retarder le vieillissement physiologique de l’équilibre afin de parvenir à une longévité dans des conditions optimales, avec une autonomie préservée. En d’autres termes, aider le patient à retrouver des performances d’équilibration optimales (comparaison équilibre âge physiologique versus équilibre âge réel).

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Les facteurs impliqués dans l'équilibre - IEC Center à Paris